Que
peuvent faire les riverains et les utilisateurs du lac Édouard pour la
préservation des habitats fauniques?
Végétation
urbaine
La végétation protège les rives de l’érosion, aide à maintenir l’eau
plus fraîche, procure des abris pour les poissons et constitue une
source alimentaire importante.
Il est donc essentiel de préserver un bon couvert végétal en zone
riveraine.
Le
déboisement du terrain devrait donc être limité aux superficies nécessaires
à la construction des bâtiments et des accès.
Spécifiquement,
une bande de végétation naturelle de 20 m doit être conservée en
bordure du milieu aquatique. Une
percée visuelle sur le plan d’eau peut être créée en pratiquant un
ébranchage restreint.
Murets
et remblayage
L’aménagement
de la zone riveraine doit être réalisé sans avoir recours au
remblayage, nivellement, dragage ou à l’excavation.
En
effet, ces opérations suppriment la végétation littorale et causent,
à moyen terme, l’érosion des rives, la surfertilisation et le réchauffement
de l’eau. De plus, elles
détruisent radicalement la beauté naturelle des milieux riverains.
La construction d’un muret de soutènement pour éviter l’effritement du
terrain ne se révèle pas à la longue, aussi efficace que la régénération
au moyen de végétation naturelle.
Les
rives où un muret existe déjà devraient d’ailleurs faire l’objet
de plantation au-dessus de la ligne naturelle des hautes eaux. Avec les années, les plantes et arbustes remplaceront
progressivement le muret en voie de dégradation et la rive retrouvera
son caractère naturel.
Embarcadères
Afin
d’assurer la libre circulation de l’eau et de prévenir l’érosion
des rives, la construction des embarcadères doit se faire selon
certaines règles. Leur
application évitera la création d’une zone de courant mort et de
sédimentation, l’élévation de la température de l’eau et la
formation de végétation aquatique.
Ainsi, il faut veiller à ce que les embarcadères soient construits sur
pilotis ou sur pieux, ou fabriqués de plates-formes flottantes.
Leur
aménagement doit être suivi de travaux de stabilisation des rives,
notamment par la plantation de végétation.
Installations
septiques
Au
lac Édouard, La
réglementation oblige les résidants à installer une fosse septique,
pour recueillir leurs eaux usées, ainsi qu’un champ d’épuration.
La vidange de la fosse doit être faite chaque deux ans pour les
résidences permanentes, et chaque quatre ans pour les résidences
saisonnières.
Il
faut également noter que, s’ils doivent entreprendre des travaux sur
leurs installations septiques, les propriétaires qui ne disposent pas
d’installations réglementaires sont tenus de profiter de cette
occasion pour se conformer aux normes.
Déchets
domestiques
La
municipalité de Lac-Édouard assure la collecte des déchets
domestiques deux fois par semaine pour les résidants du village, ceux
des baies Bouleau, William et Power.
Toutefois,
les résidants qui habitent en dehors des limites du village ou des
baies Bouleau, William et Power ne bénéficient pas de ce service et
doivent disposer eux-mêmes de leurs déchets.
Des conteneurs à cet effet ont été installés à différents
endroits sur le territoire, soit au quai municipal et à la sortie du
village sur le bord de la route qui mène à la ZEC Kiskissink.
Les utilisateurs du lac Édouard, résidants et visiteurs, sont invités à
ramener avec eux tous leurs déchets et à les déposer aux endroits
appropriés.
Mentionnons
enfin qu’un site d’enfouissement a été aménagé en 1994 par la
municipalité sur la route menant de la 155 nord au village de
Lac-Édouard.
Y-a-t-il
d’autres habitats fauniques à préserver au lac Édouard?
Une
importante colonie de hérons niche depuis de nombreuses années sur
l’île Eaton ( St-Onge ). Les
nids, faits de branchage et installés au sommet de grands arbres, sont
occupés année après année par les mêmes couples.
Quatre œufs, en moyenne, y sont déposés puis couvés pendant
près d’un mois par les deux parents qui se partagent la tâche.
Le héron se nourrit des organismes aquatiques qu’il trouve en
arpentant les eaux peu profondes.
Il
est à noter que les héronnières font partie des habitats fauniques
réglementés en vertu de la loi sur la conservation et la mise en
valeur de la faune.
Le
huart à collier trouve aussi un habitat propice au lac Édouard.
Il installe son nid, généralement composé de végétaux en
décomposition, de préférence sur une île. L’incubation des deux œufs dure environ 24 jours et est
assurée par les deux parents.
Les
huarts sont très maladroits dans leur déplacement sur la terre ferme;
c’est pourquoi ils font leur nid près de l’eau où ils peuvent
retourner rapidement. En
revanche, ils sont d’excellents nageurs et plongeurs, ce qui leur
permet de se nourrir des poissons qu’ils capturent en les poursuivant
sous l’eau. Le lac
Édouard, grâce à ses grandes dimensions, peut accueillir plusieurs
couples de huarts dont les cris, tantôt gais, tantôt plaintifs ou
inquiétants, enchantent les soirées en nature.
Le
huart a été retenu comme emblème par l’Association du
développement écologique du lac Édouard ( A.D.E.L.E. )
(
Tiré de « Les habitats fauniques », dépliant conçu et réalisé par
la firme-conseil GDG Environnement Ltée, 1995 ).
"Les
espèces
de poissons compétitrices"
est un autre dépliant conçu et réalisé par la firme conseil GDG
Environnement Ltée.